A peine débuté, le sommet de Rio est déjà annoncé comme un échec. Il faut dire que l’absence de leader mondiaux comme Obama, Cameron ou Merkel n’est pas forcément un signe encourageant… Pourtant, il est urgent de traiter ces questions et, en prenant les devants sur des politiques enlisés, des entreprises multiplient les initiatives avec bien souvent des retours positifs sur leur business…
Face à un monde en crise sous plusieurs aspects, les réponses doivent être globales sous peine d’être inefficaces. L’ennui, c’est que comme le décrit Ian Bremmer’s dans son livre « Every Nation for itself« , beaucoup de pays ont aujourd’hui du pouvoir mais aucun n’a vraiment de contrôle. Cela aboutit à une inertie accentuée par des lobbies qui se satisfont du statu quo. Tous semblent occulter les enjeux colossaux qui découlent de ces questions: changement climatique, exode des populations, appauvrissement et même pénurie des matières premières (dont l’eau et les produits agricoles)…
Pourtant, si on nous présente bien souvent les enjeux environnementaux sous le prisme de la contrainte, on oublie qu’il peut aussi s’agir d’une formidable opportunité pour relancer la machine économique mondiale, à base d’innovations, de nouvelle architecture des relations, de nouveaux comportements… Bref, peut être une nouvelle révolution économique.
En attendant, de plus en plus d’entreprises prennent les devants et rivalisent d’ingéniosité pour appréhender ces problématiques, avec des retombées souvent très bénéfiques. Ainsi, à titre d’exemples, on peut retenir parmi les principaux avantages:
- Stratégie: développer des solutions green peut conforter une stratégie générique de différenciation ou de concentration, et conférer à l’entreprise un avantage concurrentiel. Ainsi par exemple, Boeing, l’éternel rival américain, développe à partir de son programme de R&D ecoDemonstrator, le premier avion « vert » qui sera doté d’un tout nouveau type de fuselage. Dans le même esprit, le chimiste Lanxess mise de son côté sur le pneu « vert » avec beaucoup d’attentes, puisqu’il prévoit une croissance de +10% par an du marché. En bref, non seulement le « green » peut être un nouveau marché porteur mais aussi et surtout, une source de différenciation autre que la classique (et trop souvent destructrice) variable prix.
- Coût: le principal obstacle affiché est souvent le coût à l’achat qui reste généralement plus élevé que les solutions « classiques ». Cependant, c’est une vision incomplète qui met en avant le coût d’achat au lieu du CCV (Coût du Cycle de Vie). Ainsi, on oublie les économies générées en termes d’efficacité énergétique et de taxes.
- Management: alors que les entreprises sont maintenues sous pression par la crise économique, il est plus que jamais crucial pour elles de fédérer leur équipe. Les salariés ont besoin de se retrouver dans la politique de leur entreprise, dans ses valeurs et ses actions. Adopter une démarche green est ainsi généralement bien perçue par les équipes. Certaines entreprises vont même plus loin. Ainsi, Danone, Schneider Electric ou encore Vivendi, intègrent désormais des critères RSE dans le calcul de la rémunération de certains managers et dirigeants.
- Marketing: une large partie des consommateurs sont demandeurs de produits plus « green » et d’entreprises plus responsables. Aussi, prendre en compte ces problématiques environnementales pourra avoir un impact positif sur l’image de l’entreprise, sur sa communication et, in fine, sur ses ventes. Sur ce dernier point, j’aimerai mettre en avant une initiative de Veolia Propreté qui a conçu un outil pour calculer l’empreinte écologique. Une idée ludique qui allie responsabilité et action, et qui est totalement en phase avec le métier de l’entreprise.









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Pourquoi développer les solutions green dans les entreprises ? | Stratégies | Scoop.it
18 juin 2012 à 18 h 45 min (UTC 2) Lier vers ce commentaire
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